L’artère verte de l’Égypte : croisières sur le Nil
Sur la carte, le Nil ressemble à une étroite ligne verte qui traverse l’Égypte. En chemin, on comprend pourquoi il est considéré comme une artère vitale : le long de ses deux rives s’étend une étroite bande de terres fertiles, bordée par le désert aride, juste derrière. Au fil de la croisière défilent villages, champs et sites culturels majeurs. Tous se trouvent à proximité de l’eau, qui assurait autrefois la liaison entre les royaumes.
Sur le Nil à travers l’histoire
Qui voyage sur le Nil suit les traces des pharaons. Ils empruntaient déjà les voies navigables il y a des millénaires, et les croisières d’aujourd’hui s’inscrivent dans cette continuité. La croisière classique 5 étoiles supérieure sur le Nil se déroule à bord de bateaux spacieux dotés de cabines confortables, d’un restaurant et d’un pont avec piscine. L’expérience est plus intime à bord d’une dahabieh, un voilier traditionnel de style colonial plus petit.
L’appel du fleuve
La croisière du Caire à Assouan, via Louxor, dure 8 à 14 jours. Plusieurs nuitées sont généralement prévues au Caire, afin de notamment visiter le Sphinx ou le Grand Musée égyptien. Le voyage se poursuit ensuite en avion jusqu’à Assouan. De là, l’itinéraire suit le Nil en aval jusqu’à Louxor. Les croisières plus longues, qui partent du Caire et parcourent tout le Nil jusqu’à Assouan, sont plus rarement proposées.
Un temple dédié à la déesse
À Assouan, la première étape du voyage commence souvent par une visite du temple de Philae. Le site se trouve sur l’île d’un lac, en amont du barrage d’Assouan. Le temple, dédié à la déesse Isis, présente des reliefs et des hiéroglyphes finement travaillés. Un autre arrêt mène au barrage lui-même, une prouesse d’ingénierie monumentale, qui alimente encore aujourd’hui la région en eau d’irrigation et en électricité, deux ressources vitales.
Un géant du passé
Après une première découverte des environs d’Assouan, l’itinéraire se poursuit jusqu’aux carrières de granit de la ville. C’est là que repose un obélisque inachevé, solidement ancré dans la roche. Une fissure apparue au cours de sa taille (vers 1460 av. J.-C.) l’a rendu inutilisable et les travaux ont été interrompus. Resté sur place, il permet aujourd’hui d’avoir un aperçu des techniques d’extraction de la pierre utilisées dans l’Antiquité. Avec plus de 40 mètres de long, il aurait compté parmi les plus grands obélisques d’Égypte.
Croisière sur le Nil avec escales
Plus au nord, le Nil mène à Louxor. Champs et petits villages défilent sous vos yeux, tandis que les bateaux de pêche sillonnent le fleuve et que les oiseaux aquatiques se posent sur les rives. Des escales à Kom Ombo et Edfou viennent rythmer la croisière à intervalles réguliers. Les temples se trouvent souvent à quelques minutes seulement du lieu d’accostage, et permettent de découvrir les différentes époques et l’univers des divinités de l’Égypte ancienne.
Au fil du Nil, sur les traces des pharaons
Plus le bateau se rapproche de Louxor, plus les sites historiques se succèdent en nombre. Le plus connu est la vallée des Rois. Dissimulés dans la roche se trouvent ici les tombeaux des pharaons, dont celui de Toutânkhamon. La croisière sur le Nil se termine à Louxor, avec un vol retour vers Le Caire, à moins de prolonger les vacances au bord de la mer Rouge. Non loin de là, Hurghada offre récifs coralliens et vastes plages propices à la baignade.
Un circuit riche en contrastes
En plus des temples et des sites historiques, le voyage révèle également une autre facette de l’Égypte : la diversité des paysages qui bordent l’eau. Au sud d’Assouan, autour du lac Nasser, les rives sont arides. Des crocodiles y vivent dans les zones isolées. Plus le voyage se poursuit vers le nord, plus le décor prend vie. Dans les zones peu profondes des rives vivent flamants roses et oiseaux migrateurs locaux, qui viennent y faire une halte.
La petite croisière sur le Nil au Caire
Pour ceux qui souhaitent passer moins de temps sur le Nil, Le Caire est une bonne alternative : une balade en felouque au coucher du soleil. Ces voiliers traditionnels se laissent glisser sur le fleuve pendant environ une heure, sans moteur, portés uniquement par le vent. Alors que le soleil disparaît derrière la ligne d’horizon, les palmiers et quelques rares bateaux défilent. Les ponts plats, aménagés avec des tapis et des coussins, peuvent généralement accueillir dix personnes.
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